L’ASVEL, Hall of Fame 


Henri GRANGE

Henri Grange est né en 1934 à Saillans, petit village de la Drôme. En 1946, lui et sa famille s’installe à Casablanca car son père est contacté par les autorités françaises pour devenir formateur instructeur de marine au Maroc.

C’est à l’école qu’Henri Grange découvre le basket et le directeur de l’école qui est également le président du club de basket de la Bank Union Sport, le BUS, le décide à prendre une licence dans ce club. Plus tard il rejoint l’école industrielle de Casablanca où il apprend le dessin industriel notamment. Il se retrouve dans la sélection marocaine où le sélectionneur, Emile Frézot, lui enseigne une version plus moderne du basket-ball…

En 1952, il affronte sous la tunique marocaine la sélection marocaine la sélection française. Busnel le remarque et se décide à le faire progresser. Il lui envoie un programme de préparation physique ainsi que d’adresse au tir dont il doit communiquer les résultats chaque fin de semaine.
En 1953, ce grand jeune homme de 1m93 reçoit une convocation à se rendre à l’Institut National des Sports pour les sélections de l’équipe de France. Il est retenu et joue son premier match international en septembre 1953 contre l’Autriche.

Un an après, il intègre l’équipe de l’ASVEL, il est alors logé chez André Buffière. Ses qualités techniques, son adresse et son esprit d’équipe font le bonheur de la Green Team, avec laquelle il remporte trois titres de Champions de France d’affilée (55-56-57).

Ayant effectué toute sa carrière sous les couleurs vertes de l’ASVEL, Henri Grange est logiquement sélectionné dans le cinq majeur des 50 ans du club en 1998.


Alain Gilles

Alain Gilles reste dans les esprits comme le plus grand joueur de basket français du 20ème siècle. Sa carrière exceptionnelle s’étend sur un quart de siècle (1961-1986). Plus jeune joueur de l’équipe nationale de son époque (17 ans et demi), il en est devenu le vétéran.
Son palmarès est tout aussi impressionnant puisqu’il a glané avec l’ASVEL pas moins de 8 titres de Champion de France et 2 Coupes de France. En 1983, il atteint même la Finale de la Coupe d’Europe.

Né le 5 mai 1945 à Roanne, il est élevé par ses grands-parents. Son grand-père va lui transmettre la fibre du basket. Gillou de son surnom, commence sa carrière au club de la Chorale Mulsant de Roanne, dont son grand-père est président.
Le 7 Janvier 1961, il joue son premier match en Coupe de France à Autun face à l’ASVEL. Il n’a pas encore 16 ans. C’est le début d’une belle carrière qui s’annonce.

A seulement 19 ans, il rejoint le club de l’ASVEL, sous les conseils d’André Buffière, son futur coach. Il obtient la confiance de Raphaël de Barros, président de l’époque et devient membre de la Green Team. Un club qu’il ne quittera plus.
Alain Gilles confie « Mon arrivée à l’ASVEL est due au hasard. Je devais quitter Roanne pour signer avec le club d’Antibes. Villeurbanne a su que j’étais sur le départ et s’est donc mise sur le marché. A l’époque, notre discipline n’était pas professionnelle et les joueurs avaient tous un emploi. A mon arrivée, le club de Villeurbanne m’a aidé à décrocher un poste. J’ai occupé pendant deux ans un emploi de moniteur d’éducation physique par l’intermédiaire de la municipalité de Villeurbanne qui m’avait très bien accueilli. Par la suite, j’ai reçu une formation d’attaché commercial et intégré l’entreprise du Président Raphaël De Barros. »

Avec le club, Alain Gilles va décrocher pas moins de huit titres en 1966, 1968, 1969, 1971, 1972, 1975, 1977 et 1981. Des années sous les couleurs villeurbannaises qui lui laissent des souvenirs exceptionnels. « Il est difficile de retenir un moment particulier tellement j’ai de bons souvenirs avec le club, confie-t-il. Mes huit titres de champion de France conquis avec l’ASVEL restent dans ma mémoire. On se bat toute l’année pour obtenir cette couronne, alors tous les titres sont superbes.
Il y avait une grande communion entre les joueurs et les habitants de Villeurbanne. Il n’était pas possible de sortir dans la rue sans être reconnu et salué. Villeurbanne était un Village. » Alain Gilles garde un seul petit regret, la finale perdue en Coupe des Coupes contre les Italiens de Pesaro à Palma de Majorque en 1983.

Meneur et capitaine, il va marquer l’histoire villeurbannaise. Il porte le maillot numéro 4, celui-là sera transmis par la suite à Delaney Rudd, un autre joueur mythique dans l’histoire de la Green Team. En hommage à ces deux figures du basket villeurbannais, le numéro 4 ne sera plus jamais porté par un autre joueur du club.

Et Gillou ne va pas s’arrêter là. Le meneur villeurbannais va glaner encore deux couronnes avec l’ASVEL en tant qu’entraîneur (en 1985 et 1986).