André BUFFIERE
Né le 12 novembre 1922 à Vion (Ardèche), André Buffière a été considéré dans l’Hexagone comme « Monsieur Basket ».
Monument du basket français, il s’est illustré comme joueur avant de devenir un entraîneur hors pair. Il compte 96 sélections en équipe de France.
Si André Buffière a commencé le basket dans la région, au club de la Fraternelle d’Oullins, il a rejoint l’ASVEL en 1948. En tant que joueur, il remporte avec le club villeurbannais quatre titres de champion entre 1949 et 1955 et la première Coupe de France de l’ASVEL disputée en 1953.
Joueur inamovible en équipe de France dans les années 40 et 50, il porta le maillot national pendant 10 saisons d’affilée. Il participa à cinq championnats d’Europe, deux jeux Olympiques et un championnat du monde. En 1948, il obtient la médaille d’argent aux JO de Londres.
Mais c’est surtout en tant qu’entraîneur qu’André Buffière s’illustre en glanant six trophées avec les clubs de l’ASVEL puis Limoges.
Capitaine de l'Equipe de France à la carte de visite inégalable, il deviendra en 1957 assistant puis en 1959 coach de l'équipe nationale qu'il dirigera aux JO de Rome (10ème), au Championnat du Monde de 1963 (5ème) et pendant 4 Championnats d'Europe. En 1957, il prit la Direction technique du bataillon de Joinville qu’il mena au titre de champion du monde militaire en 1964.
Recruteur clairvoyant, il conseille en 1965 à Raphaël de Barros de contacter Alain Gilles, qui se révélera être l’un des plus grands joueurs de l’histoire du Basket Français. Véritable meneur d’hommes, son palmarès d’entraîneur reste inégalable (ASVEL, SA Lyon, SCM Le Mans, CSP Limoges, Racing, Equipe de France).
Après avoir quitté l’ASVEL pour d’autres projets, il revient dans la région lyonnaise et 1973 et dirige à nouveau la Green Team. Sous sa houlette, l’équipe villeurbannaise remporte encore deux titres de champion de France en 75 et 77, et l’ASVEL fait ses premiers pas dans la cour des grands clubs européens, participant à deux demi-finales européennes de la Coupe des Champions en 76 et 78.
Après trois années passées au CSP Limoges (couronnées par un triplé Championnat – Coupe – Coupe Korac), « Bubu » retourne exercer des fonctions de conseiller technique à l’ASVEL, qui le sélectionnera en 1998 dans le cinq majeur de son cinquantenaire.
Delaney RUDD
Delaney Rudd est le symbole de l’ascension de l’ASVEL dans les années 90. Surnommé « country boy » en raison de son village d’origine : Halifax en Caroline du Nord, ce joueur d’exception voit naître sa passion pour le basket vers l’âge de 8 ans. Il participe au camp de l’Université de Wake Forrest où il est élu MVP. Il sera d’ailleurs champion universitaire en 1982 et obtient dans le même temps son diplôme de sociologie.
Drafté en 83ème position, il n’est pas retenu par les Utah Jazz. Il rejoint alors la ligue mineure en CBA, mais l’argent se fait rare. Il décide donc d’arrêter le basket et de se lancer dans les affaires à Greenborough, sa région d’origine. Pendant cette période il fait la connaissance de sa future épouse. Son agent le persuade tout de même de poursuivre sa carrière de basketteur. En 1987, il rejoint le PAOK Salonique en Grèce. Il rejoint ensuite la NBA chez les Milwaukee Bucks, puis les Utah Jazz.
Il intègre l’ASVEL basket après quelques piges en 1993, et endosse directement le numéro 4 du légendaire Alain Gilles, qui avait été auparavant retiré. L’impact de Delaney sur l’équipe est immédiat : son entente avec Greg Beugnot et sa solidarité avec le club et ses dirigeants font de lui l’homme-clé d’une équipe rayonnante dans le jeu.
Après plusieurs participations en Euroligue, c’est en 1997 que l’équipe menée par Delaney Rudd parvient à se qualifier pour le Final Four, à Rome. Malgré une défaite en demi-finale face à Barcelone, l’ASVEL représente désormais fièrement le basket français en Europe.
Durant ses six années passées à Villeurbanne, l’équipe n’a malheureusement pu décrocher une seule fois le titre de Champion de France que Delaney et les siens méritaient…
Il quitte le club en 1999 en ayant été trois fois vice Champion de France (95/96, 96/97 et 98/99), après avoir remporté deux Coupes de France (96-97) ainsi que deux trophées de MVP du Championnat de France 1996 et 1997.
Le numéro 4 de Delaney Rudd flotte désormais au dessus du parquet de l’Astroballe, aux cotés de celui d’Alain Gilles.






































